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20 ans après : « il existe toujours un mur dans les têtes »

 

Stine Pfaff est née le 22 décembre 1989, le jour de la réouverture de la porte de Brandebourg. Originaire de l’ex-RDA, elle est professeur de Sciences Politiques et de Français, à Berlin (ndlr : en Allemagne, les professeurs doivent être capables d’enseigner deux matières). Stine fait partie de la génération de l’« après-Mur ».

 

Est-ce que tes parents, la génération antérieure, ont la même vision que celle qui n'a pas connu le Mur ?

Stine : En général, les enfants ont une autre vision des choses que leurs parents. Mais avec la RDA, c’est différent. Je pense que c’est plutôt une question d‘où on vient plus qu’une question d’âge. J’ai l’impression que les gens de l’Ouest voient seulement les mauvais côtés du système et les gens de l’Est (qui l’ont vécu) savent aussi parler des bons aspects. Après la chute, la génération de mes parents a aussi écouté de la musique américaine et c’était cool d’avoir une paire de jeans de l’Ouest. Mais en générale, les gens critiquent le régime de la SED, l’unique parti de la RDA.

 

Comment est traité le sujet par les médias allemands ?

S. : On parle beaucoup de ce sujet depuis quelques semaines. Il y a des émissions de très différente qualité. Des documentaires sérieux, mais aussi des « quiz shows » plutôt populaires avec des célébrités de l’Est et l’Ouest.  Presque tous les journaux présentent les histoires personnelles des gens de l’ex-RDA. Avant, c’était toujours très critiqué. Maintenant, c’est « à la mode » de traiter ce sujet, les gens sont plus détendus.

 

Et est-ce tabou de parler de la vie en RDA ?

S. : Ce n’est pas tabou d’en parler. Mais, ce n’est pas encore facile de parler des bons aspects de la RDA. Bien sûr que le régime en soi était une dictature et n’était pas démocratique du tout, mais il y a eu des bonnes choses aussi. Par exemple, le système d’éducation en RDA était homogène partout. Actuellement, il y a différents systèmes dans chaque Land : on passe le bac en classe 12 (ndlr : 18 ans) en Mecklenburg Poméranie et classe 13 (ndlr : 19 ans) à Berlin. Maintenant la politique d’éducation est en train de changer et à tendance à ressembler beaucoup au système de la RDA.  

 

Quelles sont les disparités encore visibles entre l’ex-RDA et l’Ouest ?

S. : Les conséquences les plus remarquables sont économiques, je pense. Il y a beaucoup de chômage à l’Est et les salaires sont plus faibles. Au niveau politique, les retraités de l’Est votent plus pour la gauche. Je viens de Schwerin, une ville au nord de Berlin et la gauche - Die Linke - domine. Par contre, c’est rare que les gens de l’Ouest votent pour ce parti.

 

Constate-t-on à l'Est une certaine « Ostalgie » (Nostalgie de la RDA) ?

S. : Depuis quelques années, il y a une certaine Ostalgie, c’est vrai. Mais j’ai l’impression que c’est plutôt forcé par les médias. Avec mes amis de l’Est et de l’Ouest, on parle souvent de la chute du Mur ces jours-ci. Mais on n’écoute pas pour autant de la musique de l’Est… et on ne se souhaite certainement pas que la RDA revienne.

 

Est-ce que tu penses que ça change, aujourd'hui encore, quelque chose d'être de l'Est ou de l'Ouest ?

S. : Malheureusement je dois dire que oui. Il existe toujours un mur dans les têtes. Mais je pense que c’est plutôt dans les têtes des gens de l’Ouest. Ils croient souvent qu’ils ont eu le « bon système », comment il faut vivre, lorsque la RDA a été intégrée. Et beaucoup de jeunes de l’Ouest que je connais ne sont jamais venus à l’Est et ce qu’ils savent s’appuie sur des préjugés.

 

Selon toi, comment une population a pu supporter d'être séparée ?

S. : Je pense que la séparation était très dure pour ceux qui ont eu une partie de la famille à l’Ouest. Par exemple, le frère de ma grand-mère et ils ne se sont pas vus souvent. Mes grands-parents n’ont pas eu le droit de le voir pour ses 40 ans. À la fin, les gens ne supportaient plus d’être enfermés. La chute du mur n’était qu’une question de temps.

 



Légende : Stine Pfaff fait partie de la génération qui n’a pas connu la chute du mur de Berlin.

Par Surexposure - Publié dans : Société - Communauté : Journalisme et Actualité
Dimanche 15 novembre 2009

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Le « Scoop » toujours debout mais l’avenir reste flou

 
« Peopolisation de l’information et nouvelles technologies : où va le journalisme ? », c’est le thème du 24e Festival du scoop et du journalisme d'Angers qui a lieu du 16 au 28 novembre.

 


Le Festival du scoop mêle chaque année projections, débats, expositions, animations autour de la presse et récompense des reportages photos, audiovisuels et textes (prix de la PQR). Soit une vingtaine de prix d’une valeur de 1000 à 2500 €. Le 28 octobre, le jury a sélectionné 35 reportages vidéo sur les 200 présélectionnés et 52 sujets photo sur les 150 présentés.

La manifestation est montée progressivement en puissance depuis sa première édition en 1986. « Au début, on préparait le festival chez moi. C’était prenant dans mon garage pendant 18 ans », raconte Alain Lebouc, directeur et créateur du festival. 23 ans plus tard, les chiffres confirment la renommée du « Scoop » qui a accueilli 1200 journalistes et 150 000 spectateurs depuis sa création. M. Lebouc évoque de nombreux projets pour la suite (refonte du site internet, salaire du futur directeur …), mais l’avenir du festival est flou et conditionné financièrement (lire ci-dessous).

 

Du people et des débats

Quelles sont les limites de la vie privée, de la « pipolisation » de l’information ? Faut-il publier des articles comme « Nicolas Sarkozy sort à vélo acheter des pizzas » ?* Ce genre de questions devrait être abordé lors de la soirée d’ouverture du 18 novembre. Le débat profitera de la présence de Pascal Rostain, photographe de Carla Bruni-Sarkozy et spécialiste des « people », de Jérôme Hueffer, rédacteur en chef adjoint photo de Paris Match, pour ne citer qu’eux. Il sera aussi question des nouvelles technologies avec Pierre Haski, directeur de Rue89.com qui a publié l’essai « Internet et la Chine », en mai 2008. D’autres sujets passionnants seront abordés par des journalistes, reporters et experts : « Casque ou caméra : reporters de guerre ... au cœur de l’info », « La faim : pas assez people ? ». Les soirées non-stop, des documents courts présélectionnés seront projetés les 23 et 24 novembre. Enfin, la nuit du scoop animée par Nathalie Renoux (M6), clôturera le festival avec la proclamation du palmarès.

 

Programme complet


*Titre d’un article controversé signé Nouvelobs.com avec AFP et figurant dans la rubrique « people » du 14 août 2009.
Légende : Alain Lebouc, directeur du Festival du scoop et du journalisme depuis 1986.

 


 
Scoop toujours ?

Sur fond de crise économique, le « Scoop » est amputé de la subvention de la ville d’Angers. Elle s’élevait à 150 000 € l’année dernière, soit plus de la moitié du budget (250 000 €) qui devrait augmenter à 330 000 € l’année prochaine, avec le futur salaire de directeur (ndlr, M. Lebouc, chercheur, est rémunéré par le CNRS jusqu’à sa retraite en juin). Les réserves de trésorerie (120 000 €) permettent de passer le cap de la 24e édition. «  Depuis le début du festival, on avait prévu le retrait potentiel d’un partenaire mais je n’imaginais pas qu’un jour ce serait la ville d’Angers ! », explique Alain Lebouc. Les organisateurs ont été contraints de faire des économies malgré la subvention régionale reconduite cette année (30 000 €). « Pour les présélections, le jury s’est réuni dans une salle moins onéreuse que le centre des Congrès ». La décision de faire payer le public a été envisagée mais abandonnée et les interventions restent gratuites. Quant au prochain festival, sera-t-il délocalisé ? La décision de la municipalité est-elle ponctuelle ou définitive ? La demande de subvention de la 25e édition a été envoyée à la mairie d’Angers, Alea jacta est.


Par Surexposure - Publié dans : Journalisme - Communauté : Journalisme et Actualité
Dimanche 15 novembre 2009

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Julien BERNIER

17 rue St-Vincent

49750 Saint-Lambert-du-Lattay

Tél. 06 86 XX XX XX

 


Patrice Guillier

Rédacteur en chef du Courrier de l’Ouest

 

           

Angers, le 16 octobre 2009

 

 

 

Objet : demande d’emploi à la direction du Courrier de l’Ouest

 

 

 

            Monsieur,

 

            Étudiant en troisième année de communication à l’université Catholique de l’Ouest, à Angers, je recherche un emploi. J’ai presque 23 ans - dans 1 an et demi - et je souhaite devenir dirigeant du Courrier de l’Ouest. J’aurais pu postuler dans l’entreprise d’électricité où travaille mon père mais ça ne me branche pas. Je suis de suite disponible dès que vous aurez remercié l’actuel dirigeant du Courrier de l’Ouest, trop vieux.


            Mes nombreuses qualifications justifient mes ambitions : un brevet des collèges qui n’était qu’une formalité ; un bac S mention passable, obtenu du premier coup ; un semestre et demi en histoire. Aussi, le droit n’a plus de secret pour moi, après une dizaine d’heures de cours dispensées par un avocat. Enfin, je reste très mobile étant titulaire d’un permis scooter.

            Mon engagement quotidien est significatif, je m’investis avec acharnement en politique : j’ai voté UMP aux présidentielles et j’ai failli me présenter aux municipales de 2008. Aussi, je connais très bien le Courrier de l’Ouest,  je le lis régulièrement, une fois par mois. De plus, j’ai effectué une semaine intensive de stage à la rédaction d’Angers, en février 2007.


           
Dans l'attente de votre réponse qui sera positive et espérant vous rencontrer personnellement pour régler les dernières formalités de ma promotion, je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de ma considération distinguée.



Julien, Jean-(Luc) BERNIER

Par Surexposure - Publié dans : Humour - Communauté : Journalisme et Actualité
Mercredi 28 octobre 2009

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Web


A quel degré êtes-vous "geek" ?




Un test permet de connaître son niveau de "geekitude".


Le mot "geek" est employé à tort et à travers. Intégré récemment dans le Larousse 2010, le geek est souvent confondu avec le no-life  :

« Des individus que l'on ne croise pas, qui sont derrière leurs écrans (...) des gens qui passent 8, 10, 12 heures, voire 20 heures par jour pour ceux qui jouent en plus à des jeux vidéo derrière leurs écrans. […] C'est ce qui leur donne ce doux bronzage d'écran d'ordinateur qu'ils ont parfois ! », ironise (ou pas !) Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d'Etat à l'économie numérique.





Pourtant « la culture geek dépasse de loin la simple passion pour les ordinateurs et les gadgets qu'on branche dessus [...] En résumé, c'est une collection de phénomènes culturels plus ou moins en marge, qui ont en commun de passionner une minorité et de faire hausser les épaules de la majorité (et dont on évite de parler lors d'un premier rendez-vous amoureux) », explique Yann Guégan sur Rue 89.

Alors si vous souhaiter connaître votre niveau de geekitude : voici   le test officiel de "geekitude" (version française).  Moi qui passe un peu de temps derrière mon pc (bon quelques heures par jour j'avoue), j'ai seulement des tendances geek avec un score de 5.11364% suite au test (un peu long à compléter d'ailleurs).



+ Geekish Tendencies....................≥09%
++ Geek.................................................≥15%
+++ Total Geek......................................≥25%
++++ Major Geek.....................................≥35%
+++++ Super Geek....................................≥45%
++++++ Extreme Geek.................................≥55%
+++++++ Geek God..........................................≥65%
+++++++! Dysfunctional Geek...........................≥75%






Pour aller plus loin :

Un site pour échanger des tuyaux afin de vivre avec un geek  :
copinedegeek.com 




Par Surexposure - Publié dans : Web - Communauté : Journalisme et Actualité
Dimanche 21 juin 2009

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L’autre visage de Stéphane Guillon

 


Derrière le micro de France Inter, la spécialité de Stéphane Guillon est le billet corrosif mais l’extrémiste de l’humour apparaît aussi comme un homme solitaire et proche de sa compagne.

 


Valérie Montmartin, la productrice de l'agence de presse Ligne de Mire, a réalisé un reportage de 45 minutes sur Stéphane Guillon, diffusé jeudi 18 juin dans l'émission Envoyé Spécial sur France 2.

Cancre, il a arrêté l’école en seconde après plusieurs expulsions dans différents établissements. Il ne passera pas le bac. Comédien de formation, il se fait remarquer comme chroniqueur notamment à la télévision sur Canal +. Son humour acerbe dans l’émission 20h10 pétantes est controversé mais ses portraits au vitriol ont un certain succès.

Guillon monte en puissance avec sa chronique matinale «  l’humeur de… » à 7h55 du lundi au mercredi sur France Inter. C’est en février  2009 que l’on parle le plus de lui après un billet gênant sur la libido de DSK. La réaction de ce dernier et du président de la République lui ont valu une bonne publicité : «  Sarkozy est ton attaché de presse », lance son ami Guy Bedos. Stéphane Guillon ose rire de tout même des malheurs des autres. Thomas Legrand, chroniqueur politique de la station de service public estime qu’ « il serait ennuyeux s’il ne dépassait pas les bornes ».

 

« Je n’aime pas les mondanités »

Stéphane Guillon apparaît complice avec sa compagne Muriel Cousin. C'est elle qui retouche ses billets après 8 heures de travail. Lors de ses tournées, quand elle n’est pas là, il déclare que « ce n’est pas la même magie ».

Pendant l'enregistrement du reportage, Stéphane Guillon ne voulait pas que l’on filme ses enfants. Il reste également pudique et ne veux pas être filmé pendant la rédaction de ses chroniques. Il aime le jardinage, le vin rouge (Bordeaux et côtes du Rhône) ; il apparaît solidaire et déclare ne pas aimer les mondanités. Guillon est un ange ? Il reste tout de même un homme.


>> Envoyé spécial, France 2



 

Dernier billet sur France Inter avant la rentrée 2009/2010 :

Par Surexposure - Publié dans : Portraits - Communauté : Journalisme et Actualité
Jeudi 18 juin 2009

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