Le fait-divers

Publié le par Julien B.

[Photo: Julien B]

Le fait-divers


Il fait peur. Il suscite l’intérêt. Plus il est proche, plus le lecteur est sensible. Une sensibilité qui dope les ventes de la publication qui offre l’exclusivité. La loi du "mort-kilomètre" permet d'estimer géographiquement le degré d'intérêt. Les personnes ne souhaitent pas que l’on s’intéresse à leur vie privée mais elles sont toujours les premières à épier leurs voisins. Elles sont curieuses et les histoires de cœur qui finissent mal par exemple sont appréciées. Alors pourquoi ne pas exploiter ce désir?


A exploiter avec modération

Quant au journaliste, il peut enquêter surtout quand les circonstances d'un fait sont incertaines. Le fait-divers peut être excitant en travaillant dans l’urgence. Mais l’information décrite dans le papier n’apporte rien de plus. C'est un fait comme son nom l'indique et l'action est terminée, souvent sans conséquence. A exploiter avec modération.


Fâcheux dilemme

Un fort pourcentage de faits-divers sont alimentés par les forces de l'ordre ou les sapeurs-pompiers. Les journalistes sont parfois confrontés  au silence de ces sources suite à la parution d'articles peu élogieux (tout en étant objectif) concernant des hommes en uniformes mis en examen. Fâcheux dilemme.

 

Publié dans Point de vue

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