Presse

Publié le par Surexposure

Les 18-24 ans incités à lire la presse




Dès la rentrée prochaine, les 18-24 ans pourront bénéficier d'un abonnement gratuit pendant un an à un quotidien, un jour par semaine.

En clôture des états généraux de la presse en janvier, N. Sarkozy avait annoncé qu'il souhaitait permettre à « tout jeune de 18 ans » de bénéficier d'un abonnement gratuit à un quotidien de son choix, « le journal étant payé par l'éditeur, le transport par l'Etat » (AFP). La mesure est élargie aux jeunes de 18 à 24 ans.

Photo : source Europe 1    




Dès la rentrée, les jeunes de cette tranche d'âge pourront bénéficier d'un abonnement hebdomadaire gratuit au quotidien de leur choix pendant un an. « Les syndicats de presse prévoient 200 000 abonnements sur un potentiel de 750 000 jeunes concernés », a souligné Christine Albanel, ministre de la culture. «Coût pour l'État : 5 millions par an. De plus, pour aider la presse à négocier le virage de numérique, le gouvernement a doté un fonds de 20 millions d'euros », selon le Figaro.




Point de vue : permettre aux jeunes de lire la presse

Initialement, uniquement les jeunes de 18 ans avaient droit à un abonnement gratuit d'un an au quotidien de leur choix. Il s’agit d’une bonne mesure et il est plus judicieux de l'élargir à la tranche 18-24 ans. Certes, le nombre de lecteurs potentiels est beaucoup plus conséquent et donc les aides de l’État et des éditeurs devront être plus importantes. Pourtant, le concept semble intéressant : a
près avoir fait quelques recherches, j’ai remarqué que l’offre du Ouest-France (qui proposait aux jeunes de recevoir gratuitement un exemplaire le samedi) a porté ses fruits car une certaine proportion de lecteurs (je ne me rappelle plus du pourcentage exact) s’est abonnée au quotidien après avoir profité de l’offre pendant un an. L’idée d’instaurer cette mesure ne peux qu'inciter les jeunes à lire la presse et à s'abonner par la suite.

Une autre piste est à travailler avec l’éducation nationale : celle d’initier les scolaires à la découverte de l’actualité. Un abonnement gratuit à un quotidien dans les écoles primaires pourrait inciter les jeunes à lire la presse. On peut imaginer chaque semaine, un groupe d’élève de CM2 présentant à toute la classe les faits d’actualité de la semaine écoulée. Enfin, cette idée pourrait être reprise en cours d’Histoire et Géographie à destination des collégiens et lycéens. L’initiation par l’éducation peut favoriser les jeunes donner goût à la lecture et à l’analyse de l’actualité.




Rappel de quelques mesures prises lors des états généraux :

Nicolas Sarkozy a annoncé un plan de sauvetage
en annonçant une aide exceptionnelle de 600 millions d’euros accordée sur trois ans. Il suit également quelques recommandations du Livre vert des États généraux de la presse. Parmi ces mesures :



Un statut d'éditeur de presse en ligne sera créé et l'État aidera équitablement presse en ligne et presse écrite, presse gratuite et presse payante.
Ce statut permettra aux sites d'info de baisser le taux de TVA, actuellement de 19,6%, à 2,1%, et leur donnera accès à certaines
aides publiques au même titre que les autres médias.

Les dons à la presse, y compris à la presse numérique, seront défiscalisés à hauteur des deux tiers. Rue 89 souhaite garder son indépendance et a mis en place un système de briques sur son site. Coût : de 15 à 349 euros pour une année, en fonction de leur taille. En contrepartie, le donneur a un lien vers son site.

Les dépenses de communication de l'État et des institutions publiques vers la presse écrite seront doublées (de 20% du budget à 40%). En effet, depuis plusieurs mois, la presse nationale et quotidienne publie des publicités institutionnelles.

Le régime des droits d'auteur des journalistes sera adapté au numérique, avec le remplacement d'un droit lié à la publication dans un support par un droit lié à un temps d'exploitation.

Des exonérations de charges sociales seront mises en place pour aider les marchands de journaux et les sociétés de portage seront aidées financièrement.
L'augmentation des tarifs postaux pour la presse sur la période 2009-2015 est reportée d'un an.

Sur l'impression, l'objectif est de «réduire les coûts de 30 à 40%» et «de négocier un nouveau contrat social au sein des imprimeries de presse».

 

 

 

Publié dans Médias

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article