Biodiversité

Publié le par Surexposure

> Les vignerons de l’appellation Saumur Champigny testent des programmes de développement de la biodiversité et poursuivent les suivies des maladies de la vigne.

 

À la recherche de l’équilibre naturel

 piège

Depuis 2005, le syndicat des producteurs de Saumur-Champigny s’est engagé, sur l’ensemble de l’AOC, dans un programme de développement de la biodiversité. En ligne de mire, quatre insectes ravageurs : l’eudémis, la cochylis et deux espèces de cicadelle. Dans le cortège de la faune des auxiliaires de culture, présent dans les bois et les bosquets, « certains peuvent lutter contre les ravageurs, manger les chenilles parasites de la grappe et participent à l’équilibre naturel », explique Marie-Anne Simonneau, guide œnophile du syndicat. Alors la modification du paysage peut-il réduire la pression des ravageurs ? Les chercheurs testent cette hypothèse et l’hiver dernier, 20 km de haies ont été plantées dans le vignoble en espérant accroître le nombre d’insectes bienfaiteurs.

Des essais d’enherbements fleuris sont également réalisés sur de petites surfaces dans une parcelle d’un demi-hectare au lycée agricole de Montreuil-Bellay, un des partenaires du projet de recherche labellisé par Végépolys. Cette relation entre le semis des graines et les insectes permettra de savoir « quelle graminée attire tel insecte », explique Marie-Anne Simonneau.

 

Limitation des insecticides

En complément d’un équilibre naturel, près d’une trentaine de vignerons mettent leurs parcelles à disposition pour les piégeages des ravageurs. La structure ressemble à une boîte triangulaire avec à l’intérieur une capsule suspendue à une languette. Elle diffuse une phéromone attirant les insectes qui se collent sur une plaque. Le syndicat se charge des relevés - nombres d’insectes piégés - et des changements bimensuels des capsules. Les statistiques permettent d’établir les pics de fréquentation et la pression des ravageurs. Cette lutte alternative limite l’utilisation d’insecticides et « aucune intervention n’est nécessaire dans les trois quarts des parcelles », assure Marie-Anne Simonneau.

 

Suivi des maladies

Depuis octobre 2008, le syndicat, à l’aide de partenariats, a mis en place un réseau de suivi des maladies s’appuyant sur 10 stations météo réparties sur l’AOC. Ce dispositif permet d’établir un zonage de la pression des maladies notamment le mildiou. Et en complément de témoins non traités, les données permettent au syndicat d’établir un bulletin d’information hebdomadaire sur la pression théorique, effective et les protections préconisées. Quel que soit le mode de production (raisonnée, intégrée ou biologique), ces informations permettent aux vignerons d’adapter leurs luttes d’éradication avec le minimum d’interventions.

 

 

 

Légende : Le piège diffuse une phéromone attirant les nuisibles de la vigne. Les relevés permettront d’établir les pics de fréquentation et la pression des ravageurs.

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