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Un passionné retrace l’évolution du greffage viticole

 

vin 1501Bernard Mainguy, un passionné retrace l’évolution des techniques de greffage depuis la crise phylloxérique.

À la fin du XIXe siècle, le phylloxera, un minuscule insecte apparenté à la famille des pucerons ravage les vignobles français et d’Anjou. En 1870, des plants issus d’espèces américaines résistent à la maladie et vont être introduits en Europe. Les vignerons vont ainsi reconstituer leur vignoble en greffant leur cépage sur des porte-greffes résistants. Originaire de La Varenne, Bernard Mainguy n’hésite pas à partager son savoir : « manuellement, les vignerons comme mon père réalisaient 100 à 150 greffages par jour. » Les premières machines en bois apparues dans les années 1900 ont permis d’augmenter les greffes à 400 de l’heure et les mécanismes actuels atteignent une production de 1 000 greffes et plus par heure. Ce passionné de greffage s’est constitué progressivement une collection d’une dizaine de machines. « Il en existe des centaines, chaque région viticole utilise des machines différentes. » Maintenant, la production d’un plant de vigne suit un mode opératoire spécifique (conditionnement des bois, greffage, paraffinage, stratification). Elle n’est plus propre aux vignerons et la tâche est confiée aux pépiniéristes spécialisés.

 

 

 

Légende : Bernard Mainguy a fendu une souche en deux pour observer les traces du greffage encore visibles.

Par Surexposure - Publié dans : Ange Vin, terroir et tradition
Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 23:39

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