Le patois angevin
Bienvenue chez les angevins

Le patois angevin est encore en usage dans les conversations. Bien sûr, les expressions utilisées varient d’un canton à l’autre. En milieu rural certains mots persistent encore aujourd’hui, d’autres sont encore en usage au Québec.
On parle souvent de la douceur angevine, mais parfois il mouillasse (petite pluie fine) ou il pleut à vache qui pisse. Pour fermer une porte à clé on emploiera le mot barrer la porte. Énervé, on a envie de tout bousiller (détruire) mais il est préférable de se rabibocher (se réconcilier). Un individu peu soigneux est un sagouin. Quand nos cheveux se redressent, ils rebiquent. Lorsque l’on a des traits de ressemblance avec un parent on emploie l’expression : il a d'qui t'nir (il tient de). Un bambin pigne, braille et couine (pleure). Mais qu’est ce que tu bouines signifie que fais-tu dans le sens avancer à rien, un synonyme : boutiquer. Crayon de bois ou à papier ?
Qui ne connait pas l’expression angevins sacs à vin, angevines sacs à… bref ils boivent comme des trous!
Dans l’temps (autrefois), on s’affublait ou on se fagotait (s’habiller) d’un paletot (veste de tous les jours) pendant que la femme se mettait du senbon (se parfumer). Ce tantôt (cette après-midi), après un bon repas de mogettes (haricots blancs) accompagnées d’une fillette (demi-bouteille) de vin rouge rien ne vaut une bonne marienne (sieste).
En guise d’au revoir, je vous dis topette!
RAIMBAULT, Louis et Jean-Claude. Le vieux parler d'Anjou. C.L.D, 1998.
CHERBONNIER, Jean. Mots et expressions des patois angevins, éd. du petit pavé, 2002.
Photo: Julien B.